‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 72 sur 234 · Tanquaw huwanuw fasUgivni fgri'sso. ïacitp. xv · texte numérisé non relu

Tanquaw huwanuw fasUgivni fgri'sso. ïacitp. xv

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gnité de l'ciiipcreur qu'il l'abaisse au-dessous de Dieu. 11 eùL été difficile de mieux interpréter la grande parole du Sauveur : Rendez à César ee qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. « Et comment pouri'ions-nous manquer au respect religieux que nous devons à l'élu de notre Dieu ? Oui, je le dirai hautement, César est à nous plus ({u'à personne, car c'est notre Dieu (jui Ta étal)li ce <|u'il est. Je puis aussi, mieux qu'un autre, contribuer à sa conservation, non seulement parce que je la demande à Celui qui peut l'accorder, et que je suis dans les conditions nécessaires pour l'obtenir, mais encore parce ({n'en abaissant la majesté impériale au-dessous de Dieu, et de Dieu seul, j'intéresse plus sûrement en sa faveur le Dieu auquel je soumets César. ,Je le tais sujet de Dieu, mais son égal, non. Je n'appellerai pas l'enq^ereur dieu, et parce que je ne sais pas mentir, et parce que je ne veux pas l'insulter: lui-même ne voudra pas s'entendre appeler dieu. Homme, il ne peut que gagner à s'abaisser devant la Divinité. C'est bien assez pour lui de porter le titre d'empereur, titre auguste (jui lui vient d'en haut. L'appeler Dieu, c'est lui dénier sa qualité de César; il ne peut être empereur sans être un homme. Lors même qu'il s'avance avec pompe sur un char triomphal, on a soin de l'avertir qu'il est mortel. Derrière lui est placé un héraut ((ui crie : Regarde derrière toi, et souviens-loi ifue tu es Iionnne. Rien de si propre assurément à lui donner une haute idée de sa gloire, que la nécessité de lui rappeler sa condition. Appelez-le Dieu, il descend, parce que ce serait un mensonge; mais qu'il est mille fois plus grand, quand on l'avertit de ne pas se croire un dieu * ! »

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