‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 84 sur 234 · Cinquième avertissement aux pr.iteslants, p. 343 et 3i · texte numérisé non relu

Cinquième avertissement aux pr.iteslants, p. 343 et 3i

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l'ordre temporel. C'esl pourquoi les apologistes ne cessaient (le recommander « la piété, la toi, la relii^ion envers la sei^onde majesté, envers l'empereur (|iie Dieu a établi et ((ui en exerce la puissance sur la terre ^». En un mot, TÉglise primitive prêchait la doctrine de la résistance passive, la- (pielle consiste dans le relus net et péremptoire de se prêter à des actes (pie la conscience réprouve ; mais elle leur défendait expressément de se révolter contre l'autorité, sous prétexte de venger leur loi persécutée parce qu'elle se souvenait de ces paroles de saint Pierre, « ((u'il faut être soumis à ses maîtres même fâcheux, etiam discolis -. » Pour justiiier l'insurrection des pi'otestants contre leurs souverains légitimes, Buchanan et Jurieu prétendaient que l'unique cause ([ui einp(k:hait les premiers chrétiens de se révolter, c'est •ju'ils ne se trouvaient pas en nombre suffisant. De cette manière, l'héroïque patience des martyrs n'aurait été que l'enêl d'une prudence charnelle, le résultat de leur timidité plut(jt qu'un acte de vertu. Mais d'abord, le fait sur lequel repose cette explication est matériellement faux. Nous avons entendu de la bouche de Tertullienque le nombre des chrétiens était assez considérable pour leur permettre de se défendre s'ils s'étaient crus en droit de le taire. Dans sa lettre à Scapula, proconsul d'Afrique, il ira jus([u'à dire que les fidèles formaient presque la majorité dans chaque ville ^ On concevrait difficilement ({ue l'apologiste se fût permis sans fondement une affirmation dont il aurait été si aisé de démontrer l'inexactitude. Si l'expression de TertuUien parait

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