‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 85 sur 234 · Ad Scapulaiii, ii · texte numérisé non relu

Ad Scapulaiii, ii

T. I. iO

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enllée à {[iielqucs esprits chagrins, il taudra l)i('n qu'on accepte letémoignaiïc de saint Cypricn (''('rivant à D.'nK^'trien : « Admirez notre patience, de ce (|u'nn peuple si prodigieux ne songe pas seulement à se venger de votre injuste violence ^ » En tout cas, il ne saurait venir en idée à personne de nier qu'un peu plus tard les chr(!'tiens ne formassent une grande partie de l'empire, puisque les tyrans « étaient obligés par une feinte pitié de modérer la persécution pour flatter le peuple romain » ". Ce n'est donc pas en raison de leur petit nombre, que les chrétiens s abstenaient de toute rébellion, mais parce quils se croyaient tenus d'obéir aux pouvoirs établis en tout ce qui ne répugne pas à la conscience. Du reste, les apologistes se seraient rendus coupables d'une hypocrisie manifeste, si, tout en protestant de leur inviolable fidélité, ils avaient sous-entendu que celte feinte soumission cesserait du moment qu'ils se sentiraient les plus forts. C'est ce que Bossuet établissait avec une vigueur et une ironie qui rappellent exactement la manière de Ter' tuUien :

« La glose de Buchanan n'est pas moins impie ni moins absurde que Tautre; et pour en entendre Tabsurdité, il ne faut qu'ajouter à l'apologie des chrétiens, qui se glorifiaient de leur inviolable fidélité, ce que Buchanan et M. Jurieu veulent qu'ils aient eu dans le cœur. Il est vrai, sacrés empereurs, vous n'avez rien à craindre de nous, tant que nous serons dans Timpuissance ; mais si nos forces augmentent assez pour vous résister par les armes, ne croyez pas que

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