I. Cinquième avertissement aiix pruicstants, p. ;ilG
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religion les armes à la inain, ne serez-voiis pas ohligi- de condamner pour le même motif ce grand mouvement national qui, sous le nom de fJrjHC, avait pour but de sauvegarder, même par la force, les intérêts de la religion catholique en France? Messieurs, les deux questions diffèrent entre elles du tout au tout. Autant j'almire la r 'sislance purement passive des fidèles sous les empereurs romains, autant j'approuve l'idée de la Ligue, abstraction faite des passions étrangères et des ambitions personnelles qui ont pu s'y mêler. Les premiers chrétiens vivaient sous un gouvernement >aïen, établi avant eux, au([uel par conséquent ils devaient l'obéissance dans Tordre civil, et qu'ils n'auraient eu aucun droit de renverser : toute rébellion de leur part contre un pouvoir abusif sans doute, mais légitime au fond, eût été une agression injuste. Leur devoir était de respecter un ordre de choses consacré par la coutume et consenti par le peuple. Mais telles ne sont pas les conditions dans lesquelles s'est formée la Ligue. Au lieu de s'attaquer à ce qui existait depuis des siècles, elle avait un caractère purement conservateur et défensif : elle voulait maintenir intacte, contre une innovation radicale, contre l'agression d'une minorité factieuse, l'ancienne constitution de l'État, en vigueur depuis plus de mille ans et écrite dans le cœur des Français, d'après laquelle aucun prince hérétique ne pouvait monter sur le trône de Clovis, de Cliarlemagne et de saint Louis. Là-dessus, clergé, nob'esse, et tiers-état, parlement et Sorbonne, tous les grands corps du royaume, à part quelques novateurs qui s'insurgeaient contre le droit, n'avaient qu'un seul et même sentiment.^ Les catholiques se trouvaient dans un cas de légitime défens" : ils soutenaient la tradition, le-; lois ('lablies. -Voil;!