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|)()iir(|ii(ii. s'il y a en dans l'histoire un iiionvemeiit de résistance légale, c'est la Ligue. Henri IV tinit par le reconnaître, et sa plus belle victoire, c'est d'avoir cédé à ses adversaires vaincus. Il n'y a donc pas la moindre analogie entre les deux faits dont je parle. Les premiers chrétiens ne pouvaient, sans manquer à leur devoir, attaquer un pouvoir qui s'était fait sans eux et avant eux; et les catholiques de l'ancienne France devaient, sous peine de renier leur droit, défendre un pouvoir qui s'était établi avec eux et par eux. Les uns et les autres étaient animés du même esprit et s'inspiraient des mêmes principes. Nous pouvons applaudir au dévouement généreux de nos pères sans être obligés d'abandonner, comme Font fait les théoriciens de la Réforme dans l'intérêt de leur cause, les doctrines et la pratique de l'Église primitive.
Tertullien avait démontré aux magistrats romains que l'État n'a rien à redouter de la part d'hommes qui, loin de former une ligue hostile, rangent parmi leurs devoirs les plus sacrés la soumission aux pouvoirs établis. A quoi donc, leur dit-il, s'applique ce que vous appelez la faction chrétienne? Je vais vous l'apprendre :
« Unis ensemble par le nœud d'une même foi, d'une même espérance, d'une même morale, nous ne faisons qu'un corps. Saintement ligués contre Dieu, nous l'assiégeons de nos prières, atin de lui arracher par une violence qui lui est agréable ce que nous demandons. Nous l'invoquons pour les empereurs, pour leurs ministres, pour toutes les puissances, pour l'état présent du siècle, pour la paix, pour l'ajournement de la catastrophe dernière. Nous nous assemblons pour lire les écritur/^s, oîi nous puisons, selon la circonstance, les lumièi'es et les avertissements dont nous avons besoin. Cette