De Testimonio animœ, i
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involonlairos rendus à la doctiine chrôtieniio. En vain le polythéisme avait-il peuplé le monde de divinités plus étranges les unes que les autres, tous ces fantômes s'évanouissaient devant le seul Dieu véritable, quand l'âme laissée à ses propres inspirations exprimait ses espérances ou ses craintes dans les moments difficiles de la vie. De même le désir de l'immortalité inné à riioninic résistait à tous les efforts que faisaient les sophistes pour accréditer l'opinion d'un anéantissement iinal. ïerluUien était donc parfaitement fondé à conclure que la nature triomphait souvent chez les païens d'une éducation mauvaise, et qu'elle reprenait ses droits chaque fois que la vérité, se dégageant des liens de l'erreur, jaillissait de leur àme comme d'une source primitive, corrompue mais non tarie. La ressemblance de l'homme avec Dieu lui semble telle qu'il croit retrouver sous cette couche épaisse dont l'erreur recouvrait l'àme des pa'ïens les impressions divines qu'y avait laissées la main du Créateur, C'est là-dessus qu'il s'appuie pour affirmer que Tàme est naturellement chrétienne, parce qu'en dehors de tout travail scientifique son témoignage s'accorde avec certaines vérités du christianisme, comme un écho de la voix de Dieu qui se fait entendre au fond de la conscience.
J'ai dit, Messieurs, que la proposition de Tertullien touchant ce qu'il appelle le christianisme naturel de l'âme se restrenU à cette partie du symbole catholique qui reproduit les vérités rationnelles, celles que l'intelligence humaine peut démontrer à l'aide des principes qui lui sont propres. Assurément, rien ne faii plus honneur à la perspicacité de l'apologiste africain que d'avoir signalé cet accord de la conscience avec l'Évangile. Or, si je ne me trompe, il est permis