‹ Tertullien (volume 3)Chapitre 12 sur 211 · Calai, dts éeriv, etelés., c. un · texte numérisé non relu

Calai, dts éeriv, etelés., c. un

DE L'ÉGLISE D'AFRIQUE. 3i

première partie de la vie de TertuUien, un trait de lumière nous indique quelle était déjà vers cette époque la tendance de son esprit. Encore jeune homme, dit saint Jérôme, il avait adressé à Pun de ses amis un petit traité sur Les inconvénients du mariage ; et le solitaire de Bethléem ne craignait pas d'en recommander la lecture à l'une de ces illustres pénitentes qu'il dirigeait par ses lettres, à Eustochie*. Le néophyte, car il n'est pas croyable que saint Jérôme ait pu conseiller à une vierge chrétienne de prendre pour guide un livre conçu dans les idées du paganisme, le néophyte, dis-je, s'occupait déjà de ces grandes questions de l'ordre moral qui allaient devenir l'écueil de sa vie. Il y a dans cette œuvre de la jeunesse de TertuUien comme un premier essai du moraliste sévère qui méconnaîtra plus tard les conditions ordinaires de la nature humaine. Et cependant à une époque postérieure, nous trouvons Tauteur-du traité en question engagé dans les liens du mariage. Faut-il voir en cela une de ces inconséquences qui lui sont trop familières, ou bien une étude plus attentive de la loi évangélique lui avait-elle fait comprendre la sainteté du mariage chrétien ? La loi Papia Poppaea, dont Septime-Sévère n'avait pas encore adouci les rigueurs, l'avaitelle obligé, pour des causes que nous ignorons, d'accepter un joug qu'il redoutait? Toujours est-il que les préoccupation morales de TertuUien se trahissent dès le premier pas dans sa carrière d'écrivain.

Il n'est pas difficile de se rendre compte des motifs qui déterminèrent le jeune Africain à embrasser la foi chrétienne. Sans doute la grâce divine est le principe de la conversion par

!. Adv. Jovinian.. 1. i. — Ep.\ 18; ai Ensioch,

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