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LA PRIÈRE GHRÉTlKMNIâ, 367
implorant le pardon; précautions contre les dangers de r&me en sollicitant la protection divine. Qu'y a-t-il làd'éton^ nant ? Dieu seul a pu nous apprendre comment il veut être prié. C'est donc lui qui réglant la religion de la prière» et l'animant de son esprit au moment où elle, sortait de sa bouche, lui communiqua le privilège de monter au ciel, pour toucher le cœur du Père par les paroles du Fils ^ i »
£n disant que Dieu seul a pu nous apprendre comment il veut être prié, Teriullien reproduit la pensée que Socrate exprimait déjà dans le second AlcUnade de Platon. Après avoir vivement critiqué la manière de voir et d'agir de ses contemporains, dans ce dialogue qui roule tout entier sur la prière, le philosophe grec conclut qu'il faut attendre que quelqu'un vienne nous enseigner la conduite à tenir envers les dieux et envers les hommes *. Révolté de la grossièreté des vœux que les païens faisaient monter veis le ciel, il con** aeille k Alcibiade de s'abstenir de la prière, pour ne pas se tromper dans l'objet de ses demandes. Gomme il lui arrive d'ordinaire, la philosophie ancienne, prompte à saisir le mal, est impuissante à fournir le remède. Je conçois que le spiri* tualisme de Socrate et de Platon leur ait inspiré des paroles de blftme au sujet des prières usitées de leur temps, et rien n'est plus propre à faire ressortir le caractère divin dePOraison dominicale que d'en rapprocher l'expression liturgique du sensualisme païen. Certes, il n'est pas de peuple, civilisé ou sauvage, qui n'ait placé la prière au premier rang de ses devoirs envers la divinité. A Jove ffrincipium^ ctm Jove