‹ Tertullien (volume 3)Chapitre 172 sur 211 · Platon, de LegibuSyX · texte numérisé non relu

Platon, de LegibuSyX

siituer une plus douce nourriture, comblez de vos dons sans mesure Fipsatiable laboureur, afin qu'une digne récompense le p^ie de ses sueurs. Veillez à ce que la tendre semence :Xïe cesse de croitre, à ce que l'herbe naissante ne soit pas surprise par le froid mortel des neiges. Lorsque uqus semons, ouvrez le ciel aux vents qui 1q purifient ; quand la semence est déposée dans les sillons, arrosez-la d'une pluie bienfair santé. Protégez les champs couverts de vos trésors contre ces nuées d'oiseaux pillards, fléaux des guérets. Et vous, fourmis, épargnez le grain que recouvre la terre ; après la récolte vos provisions n'en seront que plus amples. Que la moisson cependant croisse respectée de la rouille rongeante^ et que d'ardentes exhalaisons ne fassent point pâlir ses teintes dorées ; qu'elle ne périsse point de maigreur, et ne soit pas étouffée non plus sous le luxe d'épis trop abondants. Que l'ivraie, qui blesse la vue, ne se montre jamais dans nos plaines; que : la stérile coquiole ne se lève jamais dans nos sillons; que les champs rendent avec usure le froment, l'orge et la farine qui doit subir deux fois répreuve du feu *, »

Je n'entends nullement contester le mérite littéraire de cette pièce ; mais ce que vous aurez remarqué sans doute, ^ c'est l'absence complète de l'élénient moral dans pne prière où l'àme, exclusivement dominée par les préoccupations matérielles, ne songe pas iin instant à faire un retour sur elle-même pour demander les biens spirituels qui lui manquent: C'est: ce vice capital de la prière païenne que le Sauveur relevait avec force au moment où il traçait à ses disciples la vraie formule de l'oraison^. Si je ne craignais de trop multi-

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