‹ Tertullien (volume 3)Chapitre 18 sur 211 · Vincent de Lérins, Commonit, i, n · texte numérisé non relu

Vincent de Lérins, Commonit, i, n

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ainsi de ranger dans le deuxième groupe des confesseurs de l'Afrique chrétienne- Joconde, Saturnin, Artaxe et Quintus*. C'est à eux et à leurs compagnons que s'adresse, selon toute apparence, le discours de Tertullien aux martyrs.

J'ai insisté quelque peu sur ces détails historiques, parce qu'ils sont utiles pour l'intelligence des pièces littéraires que nous allons examiner. C'était donc vers Tannée 198, sous le proconsulat de Vigellius Saturninus. Tertullien se trouvait alors à Carthage. Après sa conversion au christianisme, il s'était rendu à Rome, car lui-même nous apprend qu'il avait séjourné dans la capitale du monde chrétien *, et il me parait fort vraisemblable qu'il ait entrepris ce voyage dans le but d'étudier la doctrine à sa source même, au sein de cette Église principale dont il devait faire plus tard un si magnifique éloge. Il n'est guère de personnage célèbre dans les trois premiers siècles, sans en excepter Origène lui-même, que le sentiment de l'orthodoxie chrétienne n'ait porté à visiter le siège apostolique. Maintenant, est-ce à Rome déjà, ou plus tard après son retour à Carthage, que Tertullien fut ordonné prêtre? C'est là une question fort controversée, que le manque de renseignements plus détaillés ne permet pas de décider avec certitude. Eusèbe dit bien que Tertullien était l'un des hommes les plus distingués de Rome ; mais, comme l'a compris son traducteur Rufin, l'évêque de Césarée a pu vouloir indiquer par ces mots le rang qu'occupe le grand apologiste parmi les écrivains latins^. Saint Jérôme semble insinuer

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