‹ Tertullien (volume 3)Chapitre 19 sur 211 · De Cullu feminarum, 1. 1, c. vu · texte numérisé non relu

De Cullu feminarum, 1. 1, c. vu

3. « Inter nostros scriptores admodum olarus. » C'est ainsi que Rufin traduit le texte d'Eusèbe.

40 ORIGINES DE L'ÉGLISE D'AFlllQUE.

également que Tertullien remplissait un ministère ecclésiastique à Rome, en affirmant que la jalousie et les mauvais pro* cédés du clergé de cette ville avaient été la cause de sa chute ; mais, comme nous le verrons plus tard, il y a tout lieu de penser que le solitaire de Bethléem voulait décharger par là sa mauvaise humeur à l'égard d'un clergé dont il croyait avoir eu à se plaindre lui-même; et d'ailleurs l'Église romaine pouvait manifester son opposition contre un. homme de génie fourvoyé dans la secte montaniste, sans que ce dernier comptât parmi ses membres. Comme la tradition a toujours associé le nom de Tertullien à celui de Garthage, il me paraît plus naturel de penser qu'après son retour de Rome le nouveau converti fut élevé dans sa patrie même au rang auquel l'appelaient ses talents et ses vertus. Quoi qu'il en soit, nous ne saurions douter que l'Afrique n'ait été le théâtre principal de son activité littéraire. Lors donc que la persécution eut jeté dans les prisons de Garthage un grand nombre de chrétiens, Tertullien se sentît ému à la vue d'un tel spectacle, et pour exhorter les confesseurs de la foi à soutenir vî^illamment le combat qui les attendait, il résolut de leur adresser quelques paroles d'édification ; c'est le sujet de son Discours aux martyrs par lequel nous commenéerons l'étude de ses écrits.

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