Ihid, II
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Tertullien conclut de là que le bon sens et la logique obligent de remonter des éléments à Celui qui les a créés, au lieu de s'arrêter à la nature comme à la cause première des phénomènes dont nous sommes témoins. Quand on considère que ce discours s'adressait à la foulé des païens, il est difficile d'imaginer un ton ou une forme mieux appropriée à un enseignement populaire. Le spirituel écrivain a donc raison de dire qu'à force de subtilités les philosophes ont fmi par perdre de vue les vérités les plus communes. « Thaïes au fond de son puits, ajoute-t-il, est le type de ces hommes qu'une vaine curiosité pousse à étudier la nature, sans s'occuper de Celui qui Ta créée et qui la gouverne : ils s'agitent dans le vide*. »
C'est une étude assez curieuse, MessîeurSj que de comparer à cette argumentation des apologistes chrétiens <5oîltré les systèmes philosophiques de l'antiquité, le traité de Cicéron SUf la Nature des dieux. Si le sujet est à peu près le même dé pai*t et d'autre^ l'analyse critique de ce grand érudit confirme à merveille le raisonnement de Tertullien. Vous connaisse;^ tous cet écrit célèbre^ un des plus impoi-tants qui soient •sortis de la plume de Cicéron. ie né pènsë pas qu'il se soil rencontré dans l'antiquité païenne un esprit qui ail mieux compris tout ce qu'il y avait d'incertitude parmi les philosophes sur ces graves matières ; et si les discours de Tertullien aux nations avaient besbin d'être justifiés par Un dbcu^ hient quelconque, il suffirait de lire l'ouVrage dôni je parle: tour exprimer la lulte des différents systèmes sous une forme dramatique, l'auteur met en scène un épicurien, un stoïcien