‹ Tertullien (volume 3)Chapitre 41 sur 211 · CRITIQUE DU POLYTHÉISME · texte numérisé non relu

CRITIQUE DU POLYTHÉISME

Farmus, Albana^ Runcinia, Potiiia, Edula, etc. Il n'est aucun peuple qui ait poussé Tapothéose à un plus haut point d'extravagance* « Je ne parlerai pas d'Ascensus, leur disait TertuUien, dieu qui vous aide à monter, ni de Lévicola, qui préside aux pentes, ni de Forculus, sous la protection de qui sont les portes, ni de Cardéa, déesse des gonds, ni de Limentinus, à qui est consacré le seuil, ni enfin de tous ces dieux de portiers. Faut-il s'en étonner, puisque vous avez des divinités pour les prisons et pour les cuisines * ? » C'est donc avec raison que, s'attaquant principalement aux folies du peuple-roi| le prêtre de Garthage porte la hache dans cette forêt de dieux qui ombrage le vice, pour me servir de son expresôion* Mais, ici encore, Cicéron avait devancé les pi*emÎ0râ écrivains de l'Église; et j'insiste à dessein sur ce l'âpprochement, parce que dans ces derniers temps on a voulu taxer d'exagération la critique qu'ont faite du polythéisme les apologistes chrétiens. Vous allez voir, Messieurs, si l'auteur du traité Sur la Nature des dieux est moins sévère à cet égard que TertuUien.

iK Quelle troupe de dieuxi s'écriel Ciôéron sous le nom de Gûtta t II y en a beaucoup, ce me éemble. Autant de constel* lations^ autant de divinités seloil Vous. Vous donnez aux unes des nom» de bétes^ par exemple la Chèvre, le Scorpion, le Taureaui le Lion, à d'auirëSj des noms de choses inanimées^ comme le Navire, l'Autel, la Couronne. Quand on vous passerait cela^ pourrait-on, je ne dis pas vous accorder le reste, mais la comprendre? Que si nous appelons le blé Ûérès et le vin Bacchus, ce soni des manières de parler établies par

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