LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE. M
qu'aile reproduit au fond le premier discours aux nations. Mail» comme nous ravona dit» il y a de l'un à l'autre un progrès de style et de méthode qu'on ne saurait trop relever. TertulUen commence donc par reprendre les arguments qu'il avait fait valoir ailleurs. Il montre ce qu*il y a d'inique dans la condamnation d'une cause qu'on ne se donne pas la peine d'instruire. Puis il famine succesaivement les che& d'accusation qu'on Articttlait contre lea chrétiens : le mépris pour l'antcNrité des ancêtres» et les crimes contre nature qu'une multitude prévenue supposait dans des cérémonies religieuses dont Aie ignorait le sens* « J'en appelle à la nature, s'éerifi^t^il» contre oeus qui jugent de tels bruits dignes de &î * ' t emnme cette reine de France qui^ sous le poids d'uM accttsaticm non moins inlàme, en appelait à toutes Iss mères devant un antre tribunal, auquel ce serait faire trop d'honneur quô de le eomparer mAme aux sanglantes assises du paganisme persémteur. Après ee cri éloquent que lui mtaclie le dégoût qu'il éprouve pour de pareilles impnta« tions^ l'apologiste s'attadle à démontrer que le refus d'adoref les iàaka us salirait constituer un crime. < Nous cessonà^ dît-il» d^adorer Vos dieux depuis que nous avons redonnu leUif néani* Vous êtes doite en àtcÀi d'exigé de nous la preuve qu'ils ne sont pas des dieux» piiPtant qu'ils ne nn^ritënt auôuu suite» puisqu'il fatfedirait les adoi^e^ s'ils étaient r^Ilement ce que tons dites» Et les chrétiens seraient justement punis* sables» si eaux qu'ik refusent d'adorer^ par la raison qu'ils i convain^ié de l#ur nâant^ étaimt en effet des dieux *i »