ACCORD DE LA RAISON AVEC LA FOL
dont il fait valoir Tantiquité et la majesté ; il prouve la divinité de la religion chrétienne par les miracles de Jésus- Christ et par l'empire que les fidèles exercent sur les démons*. Puis, répondant à l'objection de ceux qui prétendaient que le christianisme est une secte de philosophie comme les autres, il établit que toute comparaison serait injurieuse, soit pour la doctrine, soit pour les mœurs. Chez les chrétiens, dit- il, l'artisan le plus obscur connaît Dieu, l'enseigne aux autres, satisfait à toutes les questions sur l'auteur de l'univers, tandis que Platon nous affirme qu'il est difficile de découvrir le maître de la nature, plus dangereux encore de le faire connaître à la multitude. Il s'arrête en particulier au dogme de la résurrection, dont il démontre la supériorité sur la métempsycose imaginée par certains philosophes*. Telle est, en résumé, la partie doctrinale de VApologétiqiie, telle que nous la trouvons développée dans le corps du discours. Mon intention n'est pas de l'examiner en détail, parce qu'elle se borne à reproduire ce que nous avons rencontré chez les autres apologistes. Il est un point, cependant, qui mérite toute notre attention. En voulant prouver aux païens, la conformité des données de la foi avec les principes de la raison, TertuUien invoque le témoignage de l'àme humaine. Non content d'indiquer ce genre de preuves dans le discours qui nous occupe, il en a fait l'objet d'un traité spécial sous le titre de Témoignage de Vâme, Nous allons terminer Tétude de V Apologétique par l'examen de cet opuscule qui en est comme l'appendice : le coup d'œil philosophique de TertuUien s'y révèle dans toute sa profondeur.