‹ Tertullien (volume 4)Chapitre 182 sur 223 · De Oratione, iv · texte numérisé non relu

De Oratione, iv

!2. De Orat., v, Apolog., \\\i\.

:i. De Orat., vi.

minés chez les prophètes, les apôtres, et dans les Evangiles! que d'instructions du Seigneur! que de paraboles, d'exemples, de préceptes! combien d'obligations exprimées à la fois! Hommage rendu à Dieu par le titre de Père ; témoignage de foi en glorifiant son nom ; marque de soumission en soupirant après l'accomplissement de sa volonté; acte d'espérance en hâtant de nos vœux l'avénement de son règne; demande de la vie dont le pain est l'aliment; aveu de nos péchés en implorant le pardon; précautions contre les dangers de l'âme en sollicitant la protection divine. Qu'y a-t-il là d'étonnant? Dieu seul a pu nous apprendre comment il veut être prié. C'est donc lui qui, réglant la religion de la prière, et l'animant de son esprit au moment où elle sortait de sa bouche , lui communiqua le privilège de monter au ciel, pour toucher le cœur du Père par les paroles du Fils ^ ? »

En disant que Dieu seul a pu nous apprendre comment il veut être prié, Tertullien reproduit la pensée que Socrate exprimait déjà dans le second Alcibiade de Platon. Après avoir vivement critiqué la manière de ^ oir et d'agir de ses contemporains, dans ce dialogue qui roule tout entier sur la prière, le philosophe grec conclut qu'il faut attendre que quelqu'un vienne nous enseigner la conduite à tenir envers les dieux et envers les hommes -. Piévolté de la grossièreté des vœux que les païens faisaient monter vers le ciel, il conseille à Alcibiade de s'abstenir de la prière, pour ne pas se tromper

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