‹ Tertullien (volume 4)Chapitre 199 sur 223 · Pensées de Pascal, ^î" partie, art. vi · texte numérisé non relu

Pensées de Pascal, ^î" partie, art. vi

2. Le Scorpiaque, viii. — De la Fuite pendant la persécution , iv. — De la Pénitence, i.

h2() TRAITK DU BAPTKME.

loin d'ébranler notre foi, est de nature à la fortifier, en nous montrant que Dieu triomphe par les voies mêmes où échoueraient les efforts de l'homme; mais lorsqu'on pénètre au fond des choses, cette prétendue opposition disparaît, et l'on découvre des rapports de convenance qui font ressortir ce qu'il y a de rationnel et de parfaitement logique dans le plan divin.

Ces rapports de convenance, Tertullien les cherche pour la matière du baptême. Certes, s'il existe un élément que ses propriétés naturelles désignaient au choix de Dieu comme signe sensible et efficace de la purification de l'âme, c'est bien l'eau. Mais le défenseur du baptême ne s'en tient pas à cette ressemblance de la vertu matérielle de l'eau avec l'efficacité surnaturelle qu'elle acquiert dans le sacrement. 11 trouve en outre dans l'antiquité, dans la dignité et dans la fécondité de cet élément, autant de titres à la prérogative qui lui est échue. A l'aide des premiers versets de la Genèse, il montre que l'eau est une de ces substances primordiales dont se composait le monde avant sa formation. Elle servait de siège à l'Esprit de Dieu qui planait sur elle quand les ténèbres couvraient encore la face de l'abhne. C'est dans son sein que la vie animale s'est produite tout d'abord, avant même que l'air et la terre se peuplassent de créatures vivantes. Faut-il énumérer tous les avantages que cet élément possède sur les autres, sa force ou sa grâce, son usage plus général, les services qu'il rend au monde, etc. *? Ce panégyrique de l'eau, qui sent un peu le rhéteur, rappelle assez les dis-

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