De Daptismo, xiii
l'initiation chrétienne. /i31
doit appeler la cause productive ou eOlciente de la grâce. Est-ce à dire que la foi ne soit pas chez les adultes une condition indispensable pour recevoir la grâce du sacrement? Évidemment non. Gomme Tertullien, tous les théologiens catholiques exigent dans ceux qui en sont capables des dispositions morales sans lesquelles le sacrement ne produit pas son effet. Voilà pourquoi l'auteur du Traité sur le bapttme exhorte les catéchumènes à se préparer à ce grand acte par la prière, par la mortification de la chair et de l'esprit, par un changement de vie aussi complet que sincère ^ Mais, quoique nécessaires pour la justification du pécheur, ces dispositions ne sont pas la cause productive de la grâce ; elles ne font que préparer le terrain en écartant tout obstacle qui entraverait l'action divine. La même pluie qui féconde un champ bien cultivé, laisse stérile un sol en friches. Voilà l'image exacte du sacrement qui opère par une vertu propre et intrinsèque, pourvu qu'il ne rencontre pas dans le sujet des dispositions contraires qui en arrêtent l'eiïicacité.
Vous n'ignorez pas, Messieurs, que dans les premiers temps de l'Église il était d'usage d'administrer le sacrement de confirmation immédiatement après le baptême. Du moins cette coutume , qui encore aujourd'hui est observée par l'Église grecque, avait-elle prévalu dans beaucoup de communautés chrétiennes. Gomme la confirmation a pour effet de mettre le sceau à la régénération baptismale, il pouvait sembler assez naturel de ne point séparer ces deux actes. De plus, la persécution toujours mena-