‹ Tertullien (volume 4)Chapitre 80 sur 223 · Apoloij., \xxix, XL · texte numérisé non relu

Apoloij., \xxix, XL

166 l'apologétique.

leur époque les écrivains païens du ii^ siècle , et qu*on se trouve devant cette délicieuse peinture des mœurs chrétiennes, on mesure à un tel contraste l'action puissante que l'Évangile avait exercée sur les âmes. Sans doute, on a contesté quelquefois l'entière exactitude de ce portrait presque idéal ; et Tertullien lui-même , dans son premier Discours aux notions ^ n'hésite pas à reconnaître qu'il y avait bien quelque ombre à ce beau tableau, car l'œuvre de sanctification que poursuit l'Eglise est toujours entravée par les passions humaines. Mais il est un lait qui suffirait à lui seul pour prouver que cette belle page n'est pas de la poésie, mais de l'histoire; ce fait. Messieurs, c'est le martyre. Lorsque des milliers d'hommes de tout âge et de toute condition n'hésitent pas à sacrifier leur vie pour rester fidèles à leur foi, on peut afiirmer sans crainte qu'ils pratiquaient sincèrement ce qu'ils viendront confesser au prix de leur sang. Si nous passons du fond à la forme, vous admirerez comme moi avec quelle grâce touchante le pinceau énergique de Tertullien sait retracer les beautés de la vertu, déployant ainsi tour à tour les qualités les plus diverses ; et vous ne m'accuserez pas, je l'espère, d'avoir rien exagéré quand je disais que Y Apologétique peut soutenir le parallèle avec les plus hautes productions de l'éloquence humaine.

TRAITE DU TÉMOIGNAGE DE l'aME. 167

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