‹ Tertullien (volume 4)Chapitre 92 sur 223 · I. Dp Spertac, t · texte numérisé non relu

I. Dp Spertac, t

des représentations tbéâtiales et des combats de gladiateurs. C'est sous cette triple forme qu'il envisage les divertissements dont il discute la moralité. Que les jeux publics, ludi^ aient été introduits primitivement par les Lydiens, comme leur nom semble l'indiquer, ou qu'ils dérivent de toute autre source, il importe peu; ce qu'il y a de certain , c'est que toutes ces solennités ont été dédiées à quelque dieu, à Bacchus, à Neptune, à Mars ou à d'autres. Gela suffit pour démontrer que l'idolâtrie en a été l'origine ; or le ruisseau le plus faible est empoisonné par la source d'où il sort, et la branche naissante participe du défaut de la tige. Même vice radical, lorsqu'on envisage les pompes qui se mêlent aux jeux du cirque : l'idolâtrie a marqué de son empreinte tout ce qui s'y pratique. On y promène toutes sortes de simulacres ; divers sacrifices précèdent, accompagnent ou interrompent les jeux : sacerdoces, collèges d'augures, tout est mis en mouvement. Direz-vous que la participation à de tels exercices n'équivaut point à une profession extérieure d'idolâtrie? Vient la question des lieux : le cirque est consacré au soleil, comme on peut d'ailleurs l'induire de son nom emprunté à Gircé , fille du Soleil. Pas un ornement qui ne rappelle quelque trait de la mythologie, et le polythéisme tout entier est exprimé dans les formes de fédifice. Gomment un chrétien pourrait-il être à sa place dans un lieu qu'a envahi une légion de noms infâmes, où s'agitent tant d'esprits immondes * ? Mais ici le moraliste chrétien va au-devant

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