I. Tite-Live, 1. mi, c. ii
TRAITÉ SUFx LLS SPECTACLES. 209
premiers siècles n'aient blâmé ces divertissements que parce qu'ils y retrouvaient l'esprit et le caractère du polythéisme. Après avoir montré dans une première partie que les fidèles ne pouvaient, sans renier leur foi, prendre part à des jeux consacrés aux divinités païennes, Tertullien examine la question suivant les principes de la morale. Il s'attache à prouver que tout ce qui se pratique dans les spectacles est contraire aux préceptes de l'Évangile. En développant cette nouvelle série d'arguments, il ne se renferme plus dans les conditions spéciales du théâtre païen. Les raisons qu'il donne ont une autre portée et s'accordent avec les considérations qu'ont fait valoir à cet égard des moralistes plus récents. C'est ce que nous verrons la prochaine fois.