‹ TertullienChapitre 107 sur 237 · S i,L Ti'.Ani: i)i:s i'k kscki i'iions · texte numérisé non relu

S i,L Ti'.Ani: i)i:s i'k kscki i'iions

u L'ciTeur, s'écriait-il, a doiic régné jusqu'à et* qu'elle ait été détruite par Tliérésie. La vérité attendait donc que les Marcionites et les Valentiniens vinssent la délivrer. Pendant ce temps-là, on prêchait mal, on croyaitmal, tant de milliers de milliers d'hommes^étaient mal baptisés, tant d'œuvres de loi mal faites, tant de prodiges mal opérés, tant de dons surnaturels mal conférés, tant de sacerdoces et de ministères mal exercés, tant de martyres enfin couronnés inutilement * !... »

En effet, il n'y avait pas à hésiter : ou TÉglise avait péri, ou les sectaires n'étaient pas fondés à s'insurger contre elle. Même alternative pour les chefs du protestantisme. Quand Luther commença de dogmatiser, il est clair qu'il se mettait en révolte ouverte contre l'Église telle qu'elle existait depuis des siècles. C'est une doctrine nouvelle qu'il venait apporter au monde, puisqu'il déclarait formellement qu'à partir des apôtres jusqu'à lui, personne n'avait rien compris à la foi seule justifiante, base de tout son système'. Mais alors se présentait pour lui, comme pour les sectaires du deuxième siècle, cette question grosse d'embarras et de difficultés : Où était l'Église avant lui? Qu 'était-elle devenue? Si, pour me servir des expressions de TertuUien, l'erreur avait régné jusqu'à ce qu'elle eût été détruite par l'hérésie du seizième siècle ; si la vérité attendait que les luthériens et les calvinistes vinssent la délivrer, il s'ensuit évidemment que pendant tout ce temps-

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