‹ TertullienChapitre 108 sur 237 · De Prœscript., xxxi · texte numérisé non relu

De Prœscript., xxxi

2. Œuvres de Luther, ôiiil. d'iriia, ii. t76. " .le ne .«aclie personne qui eût été capable d'en juger paiueineut sauf les apôtres. Quant aux autres livres qui existent, on n'y trouve rien à ce sujet; de sorte qu'il ne faut pas s'étonner que cette doctrine soit aujourd'hui si complètement éteinte et oubliée. — Ce scandale a empêché dés l'origine jusqu'à ce jour l'enseignement de la puif doctiine de la foi. ..

ET LE PROTESÏANTIS.MK. ■2\U

là 011 j)rêchait mal, on croyait mal, perperam evangelizabatur, perperam credebatur, les sacrements étaient mal administrés, le ministère ecclésiastique mal rempli, partant les âmes privées des moyens de salut : bref, l'Église avait totalement péri, et en place d^elle il ne restait plus dans le monde que le règne de l'Antéchrist ou de Satan. Repousser cette conclusion, c'était avouer qu'on arborait l'étendard de la rébellion contre la véritable Église de Jésus-Christ, et, par conséquent, signer aux yeux de tous sa propre condamnation.

Lorsqu'on étudie avec soin le développement des erreurs de Luther, on n'a pas de peine à se convaincre que le réformateur saxon ne s'était nullement rendu compte, dans le jirincipe, des difficultés qui l'attendaient sur cette question fondamentale de l'Église. Aussi cherchait-il à l'éluder, dans l'espoir chimérique qu'il nourrissait de voir ses doctrines adoptées par l'Église, ce qui aurait mis une absorption à la place d'une rupture. Mais, quand l'événement eut dissipé ce vain rêve, les nécessités de la polémique le contraignirent à se prononcer nettement sur un point qu'il aurait voulu pouvoir laisser dans une obscurité favorable aux équivoques. Conséquent, cette fois du moins, avec lui-même, Luther n'hésita pas à conclure que, depuis de longs siècles, l'Église avait failli à sa mission et qu'elle était déchue de ses droits. Les propositions de ce genre abondent dans les écrits de l'hérésiarque ; je n'en citerai que l'une ou l'autre :

« Sous la papauté le ciel était fermé ; nul n'y a été sauvé; car quiconque approuve la religion des papistes est nécessairement perdu à jamais dans l'autre vie. — L'Église du pape est pleine de mensonge, de démons, d'enfer, de meurtre et de toutes les misères; elle en fourmille, et c'est là qu'il faut entendre les paroles de l'ange dans l'Apocalypse : Sortez de

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