De Pœnit,, vin
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yeux, les pécliés commis après le baptême empruntaient une gravité nouvelle au mépris des {grâces reçues, à la violation du pacte conclu avec Dieu, à la rupture du sceau imprimé au chrétien, et, comme le dit ïertullien, à la préférence accordée au démon sur le Clirist' ; par conséquent, il lui semblait tout naturel que Dieu mit ce deuxième pardon à un prix plus élevé que le premier. Voilà pourquoi elle appelait la pénitence im baptême laborieux, qui se distingue du sacrement de la régénération par des actes plus humiliants et plus pénibles. Écoutons le prêtre de Garlhage : il va nous exposer le régime pénitentiaire auquel l'Église primitive soumettait les fidèles. « Plus extrême est la ressource que nous offre cette deuxième et dernière pénitence, plus laborieuse doit en être la preuve, de telle sorte ([u'elle ne réside pas seulement au fond de la conscience, mais qu'elle s'accomplisse par un acte extérieur. Cet acte, que nous désignons d'ordinaire par un mot grec, c'est Texomologèse, par laquelle nous confessons au Seigneur notre péché; non pas qu'il l'ignore, mais parce que la confession dispose à la satisfaction, que la pénitence naît de la confession, et que Dieu est apaisé par la pénitence. L'exomologèse est donc une discipline qui a pour but d'abaisser l'homme et de l'humilier, en lui imposant une conduite qui attire la miséricorde, en réglant son extérieur et sa table, en le courbant sous le sac et la cendre, en lui apprenant à couvrir son corps de poussière, à plonger son âme dans la douleur, et à convertir en moyens de pénitence tout ce qui avait pu être un instrument de péché. D'ailleurs elle ne connaît du boire et du manger que ce qu'il faut pour soutenir la J « vie et non pour flatter le ventre; elle nourrit la prière par lej >