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(jui se pi'0:liiisai<'nt autour de lui, Tcrtiilliou ne pouvait maii- (jiior dt* combattre cette deuxième iiéf,'ation de la tliéodicée chrétienne. Di' là son traité contre les Vale)itin(e)i<i.
A vi'ai dire, ce iiaiti- n'est (juiinf imitation constante de l'ouvrage de saint li'énée sur les hérésies. Le controversiste africain énnmère lui-même les sources auxquelles il a puisé pour Texposition du système de Yalentin : « On ne m'accusera pas, dit-il, d'axoii' iiivcnti- à plaisii- ces matières, (ju'ont (exposées et réfutées, dans dis livres fort savants, tant de ]>ersonnages remarc juables par leur sainteté et par leurs lumièr«'s: ils ont été contemporains des hérésiarques et nos devanciers dans cette voie : notamment, Justin, philosophe et martyr, Miltiade, le champion des Églises, Irénée, investigateur patient et habile de toutes ces doctrines, et notre Procule, resté jusque dans sa vieillesse l'honneur de la virginité et de l'éloquence chrétienne. Fasse le ciel que je marche sur leurs traces dans toutes les œuvres delà foi comme dans celle-ci ' ! » Il est donc hors de doute, d'après son propre aveu, que le prêtre de Cartilage avait sous les yeux le grand ouvrage de saint Irénée; mais la comparaison des textes le prouve encore mieux. Tertullien suit son modèle presque pas à pas : tantôt il reproduit à la lettre les détails que lui fournit l'évêquede Lyon; tantôt il les abrège, ou en ajoute d'autres qu'il a trouvés ailleurs^. Gela prouve. Messieurs, avec quelle rapidité les productions de la littérature chrétienne se répandaient alors d'un point de