Adv. ValenUn., lu
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t'iail déplacé. Mais d'ailliHirs pai'toiit où le rire est convenable, il remplit un devoir *. »
Par les restrictions qu'il y met, Terliillien indi(|ue assez (|ue celte tlu'-orie du rire pourrait dtnenir dangereuse, si on l'applicpiait mal à propos et sans discernement. En général, la gravité sied mieux, aux. discussions religieuses et philoso- |dii(|ues; ce serait un mauvais genre; (|ue d'introduire le ton de la plaisanterie dans des matières si importantes. Cependant, l'on se jetterait dans un autre extrême, si l'on voulait prétendre (pie toutes les sottises ([ui peuvent passer par le cerveau d'un lionmie méritent d'être prises au sérieux. Pour avoir droit au respect d'autrui, il faut savoir se respecter soimême. Quand l'erreur arrive à ce degré d'absurdité où elle tombe dans le ridicule, ce serait vraiment lui faire trop d'honneur que de l'admettre à une discussion scientilique : en pareil cas, un rire franc et gai convient à merveille, ne serait-ce que pour soulager la conscience publique et venger le sens commun des outrages qu'il reçoit. Dans l'espèce, les extravagances des Valent in iens justiliaient pleinement le procédé dont use le prêtre de Carthage. Nous lui reprochions tout à l'heure les violences de langage (ju'il s'est permises contre la personne de Marcion, mais nous ne saurions le blâmer de s'être armé du fouet de la satire devant la doctrine de Valentin. Autre chose est d'injurier un adversaire, autre chose de rire des folies qu'il lui plait de débiter. Il y a des limites au delà desquelles toute controverse sérieuse devient inutile ou impossible; et, comme le dit fort bien Tertullien, attaquer par le raisonnement des absurdités palpables, c'est leur prêter une importance (jui peut faire illusion sur leur