‹ TertullienChapitre 127 sur 237 · I-'inÉli DE DIELJ. fol · texte numérisé non relu

I-'inÉli DE DIELJ. fol

valeur. Cette observation est de toute justesse, et s'applique à noire époque encore mieux, qu'au troisième siècle. Après tant de démonstrations mille fois répétées, il devrait être admis qu'on ne discute plus certaines vérités, parce qu'elles sont acquises à la conscienceuniverselle, comme, par exemple, l'existence de Dieu. Pour l'honneur de l'humanité, il faudrait pouvoir mettre au ban de la science quicon(|ne voudrait porter le débat sur ce terrain, et lui opposer tout simplement une fin de non-recevoir au nom du bon sens public et de la raison générale. Ainsi, lorsqu'on vient nous dire de sang-froid, avec grand appareil de formules et de syllogismes, que le oui et le non, l'être et le néant, sont identiques, je regrette qu'un immense éclat de rire ne s'élève pas d'un point de l'Europe à l'autre pour faire à cetteénormitéle seul accueil qu'elle mérite. De même, quand des hommes d'esprit estiment assez peu leurs contemporains pour oser leur répéter « que Tàme est l'ensemble des fonctions du cerveau et de la moelle épinière' », je n'en ris pas, car cela est triste; je ne m'en indigne pas non plus, parce qu'il n'en vaut pas la peine ; mais je me contente de redire avec TertuUien : signaler des étrangetésde cette nature, c'est en faire jusiice; Taliademonstrare deslruere est.

.le ne suivrai pas l'adversaire de Valenàn dans son exposition satirique de la théorie des Éons. Il appelle ce système une comédie, dont le premier acte se passe dans le cercle même du Plérôme. Après quoi le rideau tombe pour séparer la deuxième reortsentaiion de la première. Quand la loile se lève. 1p snectateu? assiaic aux aventures de Sophia Achamoth eu ('ehors du Piérome Getue nouvelle scène est suivie d'une

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