‹ TertullienChapitre 136 sur 237 · Adv. Hermogenem, iv · texte numérisé non relu

Adv. Hermogenem, iv

2. Adv. Hermogeneni, v, vi, vii-xxxix. « lu œternitatis Dei cousurtio posita, parlicipet cum illo uecesse est et vires, et. leges et couditioues seteruitatls. »

3. Adv. Hermogenem, viu-xxxviii.Hermogèue lui-même recoanaissait, et avec raisou. que si la matière est infinie en durée elle est infime eu substance « iufiuita est, eo quod semper est »,

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« voies de l'intcllif-ciico cl de la sagesse :' Qui lui adouiiépoui' « recevoir de lui ? » Personne, parce qu'il n'y avait pour le secmidci' niiciiiie force, aucune matière, aucinie substance diUérente de lui '. »

C'est ainsi que Terlullien détruisait l'iiypothèse d'une matière préexistante, et l'on ne peut qu'admirer ici la fermeté et la souplesse de sa dialceticjue. Nous avons vu (pi'HemiO}?ène se réfugiait dans le dualisme pour expliquer l'origine du mal. Dieu, disait-il. ne peut faire c[ue le bien; et cependant le mal existe. A (pii donc attribuer l'imperfection pliysicjue et morale (bi monde? A la matière même dont le monde a été fowné, matière essenliellemcnt mauvaise, (pi'il n'é-tait ]>asau pouvoir de Dieu de transformer entièrement. De cette façon, le peinti'e j)liilosopb(; croyait avoir décbargé Dieu de la responsabilit('' du mal, en la reportant tout entière sur une matière éternelle. TciliiMicn ne juge [)as à pn>]H)s d'enti'er avec lui dans une discussion approfondie sur l'oi'igine et la nature du mal : il se réserve de traiter ailleurs ce grave sujet. Pour le moment, il se l)orne à établir cpje son adversaire toiube dans d'étranges contradictions, sans rc'sondi'f aucunement la (bfficullé. Comment j)onvez-v<)us aduifltri-, s'écrie-t-il, une matière éternellement mauvaise:' Ces deu\ termes s'excluent : ce qui est éternel est [)ai"fail, el rt'piigne par consé(pient au mal, qui est nu abaissement, nue d('cbéance. De pbis. si le mal est étei'nel. il est invincible, insurmontable; il l'ésiste à tout effort (pH' I on feraii pour en Irioinpber : dès lors à quoi bon le combattre- ;' .Mais supposons un instant l'existencede cette matière éternelle et mauvais' : vous n ave/ pas pour cela

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