‹ TertullienChapitre 142 sur 237 · Adv. Praxeam, i · texte numérisé non relu

Adv. Praxeam, i

2. Voir les Philosophumena , ouvrage récemment découvert par .M. Miller et publié à tort sous le uom d'Origèue (page 279). Ce document répand de vives lumières sur les controverses agitées à Rome relativement à la Trinité, dans la première moitié du troisième siècle. Praxéas n'y est pas nommé, ce qui prouve combien est fondée l'opinion de ceux qui ont attribué les Philosophumena à Tertullien ou à un écrivain de son école.

•2'J-2 COMUE PKAXEAS.

voau à Rome ol à Garlliaj,'('. Le prèlre arricaiu saisit avec empressement une occasion qui lui permettait tout ensemble de venger le dogme de la Trinité et d'accabler un adversaire qu'il haïssait de longue date ^

L'idée dominante chez les anlitrinitaires du deuxième et du troisicMiie siècle, c'est qu'il ne leur semblait pas possible de concilier l'unité de la nature divine avec la triaité des personnes, ou, pour parler le langage théologique du temps, la monarchie avec V économie -. Voilà pourquoi ils sacrifiaient l'une afin de sauver l'autre. A les entendre, le Père, le Fils et l'Esprit-Saint sont de pures dénominations qui servent à caractériser, sous leurs dirterentes formes, les opérations extérieures d'une seule et même personnalité divine. Il s'agis' sait donc d'établir contre eux que la révélation enseigne, d'une part, trois personnes réellement distinctes, et de l'autre, une substance indivisible. Tertullien commence par reproduire le symbole des apôtres, comme il a coutume d'agir avant d'entrer en matière ; puis il expose le dogme de la Trinité dans le sens catholique. Vous allez juger, Messieurs, s'il eût été facile de mieux s'exprimer sur un sujet aucpiel

1. Ou ne saillait ilouler que Tpriiillieu ue l'ùt moutaniste à l'époque où il écrivait le traité coutre Praxéas. Nou seulement l'auteur de cette pièce parle avec éloge des prophéties de Montan, de l^risca et de Maxiiuilla (i, xxx), mais de plus il constate en termes formels sa défection : (< Quant à nous, la défense du Paraclet nous a depuis lors séparé des psychiques (i). » Mais on sait également qu'il n'y avait aucune contestation entre les catholiques et les montanistes sur le dogme de la Trinité.

2. Movac/ia, gouvernement ou pouvoir d'un seul. C'est dans ce sen-î que S. Justin avait intitulé : Traité de la Monarchie sa défense du monothéisme. — 0:V.ovo;jL;a, disposition, arrangement intérieur, vie intime dp Dieu. Un peu iilus tard on se servit de ce mot pour désigner l'incarliatiou du Verbe.

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