‹ TertullienChapitre 148 sur 237 · d.,xx · texte numérisé non relu

d.,xx

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irndictions les pins fïrossièrcs, «m no saurait prétendre qu'il ail nié la génération éternelle du Verbe. Car, d'une part, il répète plus de deux cents fois dans un seul traité que le Verbe est Dieu, de la même substance que le Père; de l'autre, il affirme avec non moins d'énergie que l'éternité est rattril)nl propre et distinctif de Dieu, que Dieu est éternellement tout ce qu'il est, que ce qui est éternel ne peut éprouver le moindre changement \D'où ilsuit.paruneconséquencemanifeste,quele Fils, étant Dieu et de la même substance que le Père, a été engendré de toute éternité ; sinon, il ne reste pas une ombre do sens dans toute l'argumentation de Tertullien*.

Nous avons trouvé un premier essai d'explication scieniitique dans le rapprochement qu'établit le théologien de Cartilage entre la génération du Yerbe et la production de la

i. « Quis enhn alius Dfi ceusus qiuiiii .tI riiil-:s? » (Ado. Hennog., IV.) — « Substautia divinitatis fst aeteruitas. » (Adv. Nationes, ii, 3.) — i. Domiuus a'teruus aliud esse uou potest quaiii qiioil est seiuper. — Si ictt'iiiitas est, millo m ido deuiulari potesl. ^-(Adv. Hermog.. xii.)

2. Le ministre .Iiirieu opposait eucore à Bossuet ce passage du traité contre Hermogéne : » Dieu n'a pu être père avaut d'avoir uu fils, ui juge avant qu'il y eût des offenses. Or il y a eu uu temps où il n'existait ni offense pour faire de Dieu uu juge, ni fils pour faire de lui un père, be même il n'a pu être Seigneur autrrieuremeut à un domaine qui le constituât Seigneur. » {Adv. Hermog., lii. L'évèque de Meaux répliquait que i> Terlullien raisonne ici en poussant son adversaire selon ses propres principes. » Cette réponse ne me paraît pas très concluante. Est-ce que le rapprochement de ces mots, seigneur, juge, père, n'indique pas assez qu'il n'est nullement question, dans ce passage, du Fils éternel de Dieu, mais de nous, qui sommes ses enfauts par adoption, de même qu'il est notre seigneur et notre juge? Si l'on veut absolument y voir une allusion à la Trinité, on peut expliquer le texte en ce sens que la notion de Père est logiquement antérieure à celle de Fils. Reste une troisième interprétation tirée de cette sorte de naissance métaphorique (jue le Fils a prise lors de la création du monde, par suite de l'émission au dehors du Verbe ntérieur. Nous avons vu que TertidJieu emploie cette teimiuologie dans le irai!.- coutif Praxéas.

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