‹ TertullienChapitre 154 sur 237 · Geschichte der Christlichen Philosophie, p · texte numérisé non relu

Geschichte der Christlichen Philosophie, p

310 COMllK l'HAXÉAS.

dire qu'un tel jugement suppose une lecture très superticielle du traité contre Praxéas. La vérité est que la controverse avec les antitrini;aires portait principalement sur la question du Verbe, par la raison bien simple que celle de l'Esprit- Saint se trouvait renfermée dans la première et résolue avec elle. On conçoit dès lors que les défenseurs du dogme de la Trinité aient dû moins appuyer sur la subsistance individuelle de la troisième personne que sur celle de la seconde. Mais, à part cette différence, qu'expliquent suffisamment les conditions de la polémique, l'exposition de TertuUien a toute la clarté désirable. S'agit-il, en effet, de la personnalité de l'Esprit-Saint ? « Autre est le Père, dit-il, autre est le Fils, autre le Saint-Esprit : — nous trouvons dans ce peu de lignes un Esprit-Saint qui parle, un Père auquel il parle, un Fils duquel il parle. De même, les autres passages qui tantôt s'adressent au Père ou au Fils, touchant le Fils, tantôt aU Fils ou au Père, concernant le Père, tantôt à TEsprit, constituent chaque personne avec sa propriété distincte '; » Veuton parler de la consubstantialité de TEsprit-Saint ? Rien de plus explicite que cette profession de foi : « Les trois personnes de la Trinité ont une même substance, une même nature, une même puissance ^ » Faut'il ajouter que l'Esprit - Saint procède du Père et du Fils ? Teftullien saura énoncer cette proposition dans des termes non équivoques: « La connexion du Père dans le Fils, et du Fils dans le Parablet, forme trois personnes inséparables, procédant l'une de l'autre, de manière que ces trois sont une seule et même chose, mais non pas un seul. — Le troisième est l'Esprit qui

1. Adv. Praxeam, ix, xi. « Uuamquamque persouam ia sua propriétate constLtuuût.

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