‹ TertullienChapitre 157 sur 237 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

LA SCIE.NCK DE L'IlOMMi;. 317

Tantiquitr s<' sont ([H(4(|iit'fois ivnconlivs avw la doctrine rhivtienne, semblables à des naufragés auxquels une violente tempête dérobe la vue du ciel et de la mer, et qui se trouvent néanmoins jetés au port par un heureux égarement. Ils sont redevables de ces notions premières au sens commun dont Dieu a daigné doter l'àme ^ Là-dessus TertuUien n'a jamais varié, et cette constance à proclamer les forces naturelles (le la raison est l'un des traits caractéristiques de son enseignement. Il serait donc peu juste de ne pas tenir compte d'une déclaration tant de fois répétée, pour s'arrêter uniquement à quelques attaques trop vives contre Socrate et d'autres philosophes ". C'est TertuUien qui, le premier, en parlant de Sénèque, l'appelle Seneca noster, et constate la conformité de plusieurs maximes stoïciennes avec le christianisme "^. Dans ce même traité de VAme, il essaye de corriger Platon par Aristote ; et, tout en les combattant Tun et l'autre sur beaucoup de points, il admet sans difficulté celles de leurs opinions qui lui paraissent s'accorder avec la foi : il pratique à cet égard un éclectisme intelligent. Il y a plus, Messieurs, le théologien de Carthage est si peu hostile aux sciences naturelles, qu'il fait à la médecine une large part dans cette dissertation sur l'àme; et, pour se convaincre que rien n'était étranger à cet esprit vraiment universel, il suffit de reraar" quer avec quelle facilité il expose et discute les théories des

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