‹ TertullienChapitre 158 sur 237 · De Anima, ii · texte numérisé non relu

De Anima, ii

2. Ibid., i; « Pliilosophus,glorite aniui.i, ; » m : « philosophi?, patriarchis, ut ita (lixerLm, hfereticorum ; » xxiii : « «loleo boaafide Platouem omnium liiereticornm coudimentariiim factiim. » A coup sûr. cette dernière accusation est trop générale; mais il est incontestable que les erreurs de Platon forment la base de plusieurs systèmes gnostiques. Voyez S.Iréner ft l'éloquence chrétienne dans les Gaules, ler-on XYl».

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plus célèbivs m(''cU'cii)s dv raiiti(|uité. Comme nous allons le voir, Tertullien partait d'un excellent principe : c'est que la psychologie ne doit pas être séparée de la physiologie, à cause de l'unité du composé humain; et je souhaiterais que beaucoup de cartésiens, à commencer par Descartes luimême, eussent aussi bien compris cette vérité; car Thomme n'est pas une pure intelligence, et il est impossible d'arriver à de justes notions sur sa nature, si on ne le considère pas comme une unité vivante dont les deux éléments constitutifs réagissent l'un sur l'autre. C'est vous dire assez que Tertullien se place d'abord sur le terrain philosophique, pour assurer une base rationnelle aux enseignements de la théologie touchant l'homme et ses destinées.

Il s'agissait donc, avant tout, de définir l'homme, pour donner une idée exacte de la nature qui lui est propre. Quelle que soit la définition de Tertullien, nous pouvons être sûrs d'avance qu'elle vaudra mieux que celle-ci, dont un physiologiste moderne a bien voulu nous gratifier : « Animal mammifère, de l'ordre des primates, iamille des bimanes, caractérisé taxonomiquement par une peau à duvet ou à poils rares, le nez saillant au-dessus et en avant de la bouche \ » Le prêtre africain respectait trop ses lecteurs pour oser leur débiter de pareilles sottises et oublier l'àme dans une définition où l'on lait entrer les poils de la barbe. Voici comment il caractérise la nature humaine, en tenant compte à la fois des deux substances qui se réunissent en elle : « Ni l'àme par elle-même n'est l'homme, ni la chair sans l'àme n'est l'homme; mais l'homme est la synthèse de deux substances enlacées l'une dans l'autre, et qui ne méritent ce nom d'homme

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