Ep. ad Secund., n
2. S. Grégoire de Nazianze, Carmen de Virginibus, v. 392 et suiv. ; de Anima, v.79 et suiv.— S. Gi^égoire de Nysse, de la Formation de l'homme, xxix, p. 123 et suiv. — S. Basile, Hom. xxiv, a° 5. — S. Éphrem, de l'Inspiration, t. II, p. 323. — S. Cyrille d'Alexandrie, contre Nestorius, i, 4. — Théodoret, Fables des hérétiques, v. 9.
3. Lactance, de Opificio Dei, xix. — Prudence, de Natura animce, V. 986-991. —S. Hilaire, in Psaim., xci, nos3, 4; de Trin., i, 20, 22. — S. Jérôme, Ep. 38 ad Pammachium, t. IV, part, u, p. 318: adv. Ruftnum, 11,2.
4. Pierre Lombard, ii, dist. 17, 18. — S. Thomas, Somme théol., V partie, qii. cxviii, art. 2. Dans son traité de Deo creatore, le Père Perrone me semble avoir trop étendu le sens de la déclaration de saint Thomas. Le contexte prouve clairement que le docteur angélique n'applique la note d'hérésie qu'au génératianisme matérialiste : « Respondeo dicendum quod impossibile est virtutem activam quse est in materia, exten-
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des (-crivains protestants qui ont voulu justifier par là cette erreur capitale de Luther, (jue le péché est devenu l'essence de lame humaine K Enfin, le décret porté en 1661, par le pape Alexandre VII, sur l'immaculée conception de Marie, et plus récemment la définition dogmatique du pape Pie IX tou' chant le même point de doctrine, ont porté le dernier coup au système de Tertullien. En déclarant, dans la Constitution du 8 décembre 1834, que l'âme de la sainte Vierge a été préservée du péché originel au moment de sa création et de son union avec le corps, le souverain Pontife exclut formellement l'hypothèse de la génération des âmes, du moins en ce qui concerne la mère du Rédempteur. Or, si Tàme de Marie a été créée, il serait déraisonnable de supposer que les autres sont engendrées : il ne saurait y avoir de différence entre la sainte Vierge et nous, quant aux conditions essentielles de la nature humaine. Voilà pourquoi il y a lieu de s'étonner que Tun ou l'autre théologien moderne ^ ait voulu faire revivre une opinion contraire aux saines notions de la philosophie non moins qu'au sentiment général de la tradition catholique.
En effet, Messieurs, le traducianisme, sous quelque forme qu'on le présente, est inadmissible, et peut ouvrir la voie aux plus graves erreurs. L'âme est une substance simple et indivisible, qui n'admet aucune composition de parties ; par conséquent, on ne saurait prétendre qu'une portion quelconque s'en détache pour donner naissance à une nouvelle
ilere suam actiouem ad producendum immaterialem eflectum. » t^i saint Thomas avait taxé d'hérésie le génératianisme spiritiialiste, qui fait iiaître une âme d'une autre âme, il se serait montré plus sévère que l'Église, laquelle n'a rien défini sur ce point.
i. Gerhard, Loci theolog., iv, p. 331.
2. Klee. Dogmatik. t. II, 313-318, Mayence ; 1840. — M. Laforèt, les Dogmes catholiques, ix, S 1, t. II, p. 142-149; Bruxelles, 1856,
âme. Le matérialisme est au bout de cette supposition comme une conséquence logique. Il faut être dupe de son imagination pour confondre à un tel point les lois qui régissent les corps avec la condition naturelle aux esprits. Dira-t-on que rien de substantiel ne se détache de l'âme des parents ? Dans ce cas, selon que l'observe fort bien saint Thomas, l'âme de l'enfant, privée de toute subsistance propre, se réduit à une simple manière d'être ou à un mode du corps, périssable comme lui. Pour échapper à cette difficulté, il faudrait soutenir que les parents produisent l'âme de l'enfant sans la tirer d'aucune substance préexistante, ce qui réviendrait à les investir de la puissance créatrice, laquelle n'appartient qu'à Dieu. Dès lors ce ne serait plus une génération, mais une véritable création ex nihilo. De quelque côté qu'il se tourne, le traducianisme vient se heurter à des impossibilités; et cela, sans le moindre profit. Ses partisans prétendent y trouver plus de facilité pour rendre compte de la transmission du péché originel ; en réalité, ils n'expliquent rien du tout. Au contraire, s'il y a une chose incompréhensible, c'est de supposer que chaque âme émane de l'âme d'Adam, dans laquelle toutes les autres auraient été contenues implicitement. Veuton qu'elles s'y soient trouvées avec leur personnalité distincte? C'est une pure absurdité, qui ade plus l'inconvénient de reproduire sous une autre forme la théorie platonicienne de la préexistence des âmes. Est-ce d'un simple germe qu'il s'agit ? Alors, toute coopération personnelle à l'acte d'Adam devient impossible. Pour expliquer la transmission du péché originel, il n'est nullement nécessaire de recourir à des hypothèses de ce genre. Adam reste toujours le chef moral et physique de l'humanité, sans qu'on ait besoin d'admettre que toutes nos âmes étaient renfermées dans la sienne. De