‹ TertullienChapitre 176 sur 237 · ma., Lv · texte numérisé non relu

ma., Lv

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avant la résurrection, de la plénitudodu bonheur, puisqu'elles restent privées de leur corps. Nous avons trouvé chez saint Irénée le même vague au sujet d'une question tranchée depuis lors par les définitions de l'Église'. Au moins le sentiment du prêtre de Garthage sur le purgatoire ne saurait-il donner lieu à aucune contestation. Après avoir démontré que l'àmepeut être récompensée ou punie sans la chair, Tertullien ajoute qu'elle a besoin de se purifier de ses fautes les plus légères dans l'intervalle de la résurrection, et que cette purification s'opère au séjour même qui la reçoit après la mort ^. Le paganisme avait répandu de telles erreurs sur l'état des âmes après leur séparation d'avec le corps, qu'il était nécessaire de prémunir les fidèles contre les pratiques superstitieuses qui en résultaient. Quoi de plus célèbre dans les poètes de l'antiquité profane, que l'opinion suivant laquelle l'absence de sépulture empêchait les morts d'être admis au séjour du bonheur? Tertullien fait ressortir l'absurdité de cette supposition, en montrant qu'on ne saurait imputer au défunt une omission dont ses proches seuls sont coupables. Aucune àme, dit-il, n'est retenue ici-bas après la mort; elles passent toutes immédiatement dans la demeure que le jugement divin leur assigne, et d'où nulle opération magique ne peut les rappeler.

1. Voyez s. Irénée et l'éloquence chrétienne dans les Gaules, leçou

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