‹ TertullienChapitre 193 sur 237 · I>F LA CHAIR DU CIIUIST · texte numérisé non relu

I>F LA CHAIR DU CIIUIST

Pères qui Tont suivi, ne se sont servisde formules plus nettes que celle-ci : « De même que, n'étant p^s encore né de 1^ Vierge, le Fils de Dieu a pu avoir Dieu pour père, sans mère de condition humaine, ainsi, (piand il naissait d'une vierge' il a pu avoir une mère de condition humaine, sans avoir un honinie pour père. — Le caractère des deux substances noua l'a montré Dieu et homme, ayant pris naissance, et n'étant pas né; corporel et spirituel; infirme et tout-puissant; sujet à la mort et immortel : propriétésdistinctes(jui attestent deux natures, la divine et l'humaine, également véritables, oii une même foi reconnaît la réalité de l'esprit et la réalité de la chair'. » Toute la doctrine catlioli(pie sur l'incarnation du Verbe est résumée dans ce peu de mois, avec la terminologie ménie qui a prévalu dans la science depuis les définitions solennelles de l'Église. Mais ce que je vous prie de remarquor, c'est la grande place que Tertullien assigne à la sainte Vierge dans l'économie du salut, et l'étroite liaison qu'il établit entre le dogme de la maternité divine et le christianisme tout entier. Qu'on ne vienne pas nousdire que l'Église catholique a exagéré les titres ei les prérogatives de la Mère du Rédempteur. Saint Irénée et Tertullien s'expriment là-dessus avec une énergie de langage qu'il est difficile d'égaler, et que nous n'avons certes pas surpassée. Tous les deux reven= diquent pour Marie, dans l'œuvre de notre réparation, une part égale à celle qui revient à Eve dans l'histoire de notre chute. Sans doute, je comprends que le caractère de la sainte Vierge puisse être méconnu par ceux qui n'admettent pas la divinité de Jésus-Christ. Mais, ce qui me parait inconcevable, c'est qu'un chrétien ait assez peu de bon sens et de logique

Page 1