‹ TertullienChapitre 197 sur 237 · DL LA IIÉSURRKCTIO.N DES COUPS · texte numérisé non relu

DL LA IIÉSURRKCTIO.N DES COUPS

découlent pour nos destinées. Je n'en voudrais d'autre preuve que la perspicacité avec laquelle il découvre la liaison intime qui existe entre ce dogme et les lins dernières de l'homme, en particulier la résurrection de la chair. Il faut bien l'avouer, les ejnostiques idéalistes se montraient ici très conséquents à eux-mêmes. Du moment qu'ils écartaient du Sauveur tout contact avec la matière, qui leur paraissait émaner d'un principe radicalement mauvais, ils devaient rejeter cette paliniiénésie finale qui rend à l'àme son enveloppe corporelle. De là vient qu'aucun autre point de doctrine ne soulevait plus d'opposition dans le camp des hérétiques. Quant aux païens, il va sans dire que leur esprit ne se pliait pas facilement à ridée d'une recomposition future du corps humain. Il régnait parmi eux, sur la question des fins dernières de l'homme, une telle incertitude, que toute affirmation nette et précise devait provoquer leur hostilité ou leurs railleries. La seule école de philosophie qui eùL clairement enseigné Timmortalité de l'àme, celle de Platon, était sans lumières sur la résurrection des corps : elle en faisait une sorte de parodie par la métempsycose; et, pour me servir d'un mot fort heureux de Tertullien, Platon frappait à la porte de la vérit-^, mais sans pénétrer jusqu'à elle, piilsata saUem, Ucet non adita veritate\

Si telle était, parmi les païens et les hérétiques, la disposition des esprits à l'égard du dogme de la résurrection des corps, vous comprenez sans peine que l'éloquence sacrée ait dû, dès Torigine, diriger ses efforts vers la défense de cet article du symbole catholique. Ici, le prêtre de Garthage trouvait des précédents et des modèles- Nous ne possédons plus, il est

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