‹ TertullienChapitre 20 sur 237 · Ad Uxprem, c. iv · texte numérisé non relu

Ad Uxprem, c. iv

42 i.!::Tiui; m: n; iitiui.ikn a sa ii:mmi;.

avance dans cette classe d'écrits dont nous avons commencé l'étude, mieux l'on respire ce parfum de poésie religieuse, qui no laisse pas de former un contraste assez sensible avec l'esprit dojïmati(|U(' de Tàpre Africain. Tortullieii nMgnore pas que la vanité, trop naturelle aux femmes, les porte souvent à rechercher dans un second mariage le luxe et l'opulence dont le veuvage les aurait privées. Aussi s'attache-t-il à combattre ce prétexte en s'appuyant sur la loi du détachement évangélique. Pourquoi se préoccuper si vivement du superflu, (|uand le nécessaire suffit? Le Seigneur, il est vrai, ne donne pas aux veuves qui se consacrent à son service de lourds col' liers d'or, des vêtements aussi somptueux qu'embarrassants, un peuple d'esclaves gaulois, des porteurs germains, ni toute cette pompe qui allume le désir du mariage; mais à quoi bon toutes ces frivolités, lorsqu'on possède le Seigneur lui-même* ? Est-ce l'espoir de revivre dans une postérité, qui pourrait faire soupirer une femme après de secondes noces? Vraiment, s'écrie Tertullien, qui croyait la fin du monde proche, le moment est bien choisi pour dételles aspirations! Le meilleur vœu que les chrétiens puissent former pour leurs enfants, c'est de les voir enlevés de ce siècle impie, où tant de calamités les menacent. Assurément, l'argument n'était pas solide, et ce n'est qu'à l'aide de vaines conjectures que l'auteur pouvait appliquer à son temps les paroles du Sauveur prédisant dans un même discours la ruine de Jérusalem et la catastrophe finale ^ Tertullien est plus heureux dans le choix des motifs, lorsque, pour détourner la veuve chrétienne d'un nouveau mariage, il l'exhorte à ne pas rompre ses premiers

Page 1