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soit en cas de iiiuladiL' ou d'absence prolongée, soit dans les temps de persécution, si, comme le prétend Luther, la présence réelle se bornait au seul nionicut où le chrétien communie pendant la célébration de la cène? Cette coutume, dont le prêtre de Garthage parle à deux reprises, suppose clairement que le pain eucharistique conserve son caractère et sa vertu sacramentels après la consécration. Mais ce qui ne paraît pas moins certain, c'est qu'une pratique qui convertissait pour ainsi dire le foyer domestique en temple, ne pouvait se concilier avec les mariages mixtes, que blâme Tertullien. Et pourtant ces omissions, presque inévitables, n'étaient pas le seul inconvénient que présentât l'union d'une femme chrétienne avec un infidèle. A quels dangers, continue l'éloquent écrivain, ne va-t-elle pas se trouver exposée au milieu de cette société dissolue, aux divertissements et aux désordres de laquelle il lui faudra prendre part? Qu'est-ce qu'elle verra ? qu'est-ce qu'elle entendra, cette sœur des saints, dans ces compagnies où règne T idolâtrie avec ses vices et ses blasphèmes? Ce qu'elle entendra ? des hymnes de théâtre, des chansons de taverne, des paroles déshonnêtes. Mais le souvenir de Dieu, mais l'invocation du Christ, mais l'aliment que puise la foi dans la lecture des livres saints, mais les rafraîchissements de l'âme, mais la bénédiction divine au sortir de table, où les trouver ? Entre époux si différents, tout devient étranger, tout prend un caractère hostile, tout est matière à condamnation, tout est déchaîné par l'esprit du mal pour ruiner les âmes\
L'argumentation que je viens de résumer repose sur un principe incontestable : la différence de religion répugne à