De Ornatii mnlierim;. i
7(j ni; l.'OKNL.ME.N r ULS FEMMES.
devoirs d'amitié ou d(^s relations de famille vous appellent auprès des leuinies du paganisme, pourquoi ne pas vous raon- Irer couvertes de l'armure qui vous distingue, d'autant plus que vous paraissez devant des personnes étrangères à la foi ? N'est-ce pas le cas de montrer la différence qui existe entre les servantes de Dieu et celles du démon 1 Ne faut -il pas que vous serviez d'exemple à ces dernières, qu'elles soient édifiées en vous, et, selon le langage de rapolre. (juc Dieu soit glorifié dans votre corps? Or, s'il est glorifié dans le corps par la chasteté, ill'est également par un extérieur qui puisse y répondre \ »
Ainsi le moraliste chrétien ne sépare point la vertu de ce qui doit la manifester au dehors. Il repousse ces compromis entre le devoir et la passion, par lesquels une dévotion mondaine voudrait concilier un luxe orgueilleux avec des habitudes de piété. Ce u'estpas lui qui dirait qu'il est avec le ciel des accommodements. Rien n'est plus éloigné de sa tendance que d'admeltre la plus légère fissure par où le relâchement pourrait se glisser au milieu des fidèles. A ses yeux, il ne suffit pas d'être vertueux, il faut encore le paraître, et glorifier Dieu en édifiant les hommes. Assurément, l'on ne peut qu'admirer ces convictions fortes et sincères qui n'admettent pas les demi-vertus, les transactions, les atermoiements là où il ne saurait y avoir ni délai ni partage. Et pourtant, la thèse de Tertullien contre le luxe n'aurait-elle pas plus de force encore, s'il s'était appuyé davantage sur l'esprit du précepte, au lieu d'en développer la lettre avec une insistance tro[» exclusive '? Car l'essentiel, c'est que l'àme se détache de ces choses extérieures qui sont inditiérentes par elles-mêmes, et