I. De Ornatu mulieruni. u. lu
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hérOHjiie ■/ L'idt'r de ce iii'aiid de\uii- cxalto le prêtre de Caithage, et lui inspire un de ces mouvements d'éloquence qui entraînent l'ànic. déjà subjnpiH'e pnr la foire du raisonnement :
« Je doute fort, sécrie-l-il. ipic des mains accoutumées à de riches bracelets résistent an poids des chaînes, que des jambes ornées de brillantes bandelettes supportent patiemment des entraves de fer, et qu'une tête cachée sous un réseau d'émeraudes et de perles laisse une ouverture au tranchant du glaive. Donc, mes bien-aimées, exerçons-nous à ce qui est dur, et nous ne le sentirons pas ; laissons de côté ce qui flatte, et nous n'en aurons nul regret. Tenons-nous prêts à toutes les violences, ne gardant rien que nous craignions de perdre. Tous les biens du monde ne sont qu'autant de liens qui enchaînent notre espérance. Foulons aux pieds les ornements de la terre, si nous aspirons à ceux du ciel. N'aimez pas cet or sur lequel sont gravés les premiers péchés d'Israël. Vous devez haïr ce qui a perdu les Juifs, ce qu'ils ont adoré pendant qu'ils abandonnaient Dieu. Aujourd'hui encore, cet or est l'aliment du feu. D'ailleurs tous les temps, surtout les nôtres, sont de fer et non d'or pour le chrétien. Regardez ! Voici que déjà la robe du martyre se prépare ; les anges nous la présentent du haut des cieux. Montrez-vous donc parées, mais des ornements que nous ont transrais les prophètes et les apôtres. Demandez à la simplicité votre blancheur, à la chasteté votre rougeur, à la modestie le fard de vos yeux : mettez le silence sur vos lèvres ; insérez dans vos oreilles la parole du Seigneur ; attachez à votre cou le joug du Christ ; courbez votre tête sous la puissance de votre époux, et vous serez suffisamment parées. Occupez vos mains à filer la laine: enchaînez vos pieds à la maison, et vous plairez plus que