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SOUS réclat de l'or. Que la probité devienne votre soie, la sainteté votre lin, la pudeur votre pourpre : avec ces joyaux et ces parures, vous aurez Dieu pour amant ^ »
L'éloquence sacrée n'a rien de supérieur à cette magnifique péroraison, qui couronne dignement un traité dans lequel Tertullien semble avoir voulu se surpasser lui-même. Il est d'autres parties de ses ouvrages plus remarquables par l'élévation des pensées, par la sûreté et la précision de la logique ; on en citerait difficilement où son talent se révèle avec plus de force et d'éclat. Ce qui ajoute au mérite de cette composition, c'est que le sujet par lui-même n'offrait pas à l'auteur les ressources qu'il a su trouver dans sa puissante imagination. Lorsqu'on lit ces pages presque sans rivales, on comprend que les meilleurs orateurs du christianisme se soieni formés en les étudiant, et que l'un des premiers, saint Gyprien, ait eu coutume dédire, en demandant les ouvrages de Tertullien : La magistrum, donnez-moi le maître. Je ne crois pas, en effet, qu'il ait surgi dans les lettres tant profanes que sacrées un homme chez lequel la passion oratoire se soit trouvée jointe à une plus grande originalité de conception. Surpassé dans bien des points par des écrivains qui ont su reproduire ses qualités sans imiter ses défauts, Tertullien, à certains égards, n'a pas encore trouvé son maître.