‹ TertullienChapitre 44 sur 237 · Commoni.tot iuni, 2S-:ii · texte numérisé non relu

Commoni.tot iuni, 2S-:ii

SOUS la loi et les prophètes ; elle s'élança dans l'ardeur de la jeunesse grâce à l'Évangile ; aujourd'hui elle avance vers la maturité par le Paraclet. C'est lui seul que nous devons accepter et vénérer pour notre maître depuis le Christ. Car il ne parle pas de lui-même, mais il dit ce que le Christ le charge d'enseigner. Lui seul doit nous précéder, parce que seul il est venu après le Christ. Ceux qui l'ont reçu préfèrent la vérité à la coutume ; ceux qui l'ont écouté prophétisant aujourd'hui comme autrefois, voilent les vierges '. »

Nous pouvons appliquer à cette éloquente tirade le proverbe : In cauda venemim. Après avoir dépeint sous une forme pittoresque le développement progressif de l'œuvre divine dans le monde, Tertullien trahit vers la lin, bien que timidement, l'esprit montaniste qui déjà commence à le gagner. Oui, comme il le dit fort bien, il peut y avoir dans l'Église, à côté de la règle de foi qui reste immuable, un progrès de science et de sainteté. Oui, le Christ a promis et ei,â voyé à l'Église TEsprit-Saint, afin que ce vicaire du Seigneur, selon la belle expression de Tertullien, l'assiste, la dirige et la conduise à ses fins. Oui, cette mission permanente du Paraclet a pour objet le règlement de la discipline, l'interprétation des Écritures, la réforme des intelligences et l'avancement des âmes dans les voies de la perfection*. On ne saurait mieux décrire le ministère de l'Esprit-Saint ni son action incessante sur le grand corps de l'Église. Mais quel est l'organe Visible du Paraclet, l'instrument ordinaire de ses opérations? C'est ici que Tertullien commence à perdre de vue les priu^

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