‹ TertullienChapitre 48 sur 237 · De Virq. vel., m · texte numérisé non relu

De Virq. vel., m

à Eve encore vierge ; les passaj^es du Nouveau Testament qui appliquent la même dénomination à la vierge Marie : Dieu a envoyé son Fils, qui est né d'une femme. — Vous êtes bénie entre toutes les femmes *. » De plus, il cluirche à prouver que les motifs pour lesquels l'apôtre exhorte les femmes à se voiler conviennent aussi aux vierges : la modestie prescrite aux unes n'est pas moins un devoir pour les autres ; toutes doivent avoir la tête couverte, en signe de leur dépendance, et pour se distinguer de l'homme, qui est le che* de la femme. Voilà pourquoi la discipline ecclésiastique les confond dans une même exclusion de tout ministère particulier à l'homme ^. Enfin la nature, s'ajoutant à l'Écriture et à la discipline, n'indique-t-elle pas assez que le précepte de l'apôtre concerne les jeunes filles sorties de l'enfance non moins que les femmes mariées ? Qu'importe l'absence de cérémonies nuptiales là où le corps et l'esprit ont atteint leur développement, semblables à des tablettes sur lesquelles la nature a gravé d'avance ses fiançailles et ses noces ^ ? Donc la d('claration de saint Paul est absolue et générale : sous le nom de femme elle comprend le sexe tout entier. Je ne vous donnerais pas une idée suffisante de cette argumentation subtile, parfois sophistique, si je n'en reproduisais l'une ou l'autre partie. Voici, par exemple, comment Tertullien veut expliquer pourquoi l'apôtre s'est servi d'un terme générique, au lieu de distinguer l'espèce :

« Est-ce donc chose si nouvelle d'employer le mot le plus étendu pour comprendre les espèces dans le genre, là où il n'est pas nécessaire do distinguer les parties d'un même

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