‹ TertullienChapitre 49 sur 237 · Ibid., xi-xiii · texte numérisé non relu

Ibid., xi-xiii

tout ^ La brièveté dn discours est de sa nature agréable et. nécessaire, tandis que la prolixité est aussi pénible qu'inutile. Voilà pourquoi nous nous contentons de termes généraux qui embrassent dans leur universalité les différentes espèces. Appliquons ce principe au mot en question. Le mot femme est un terme naturel et général pour tout le sexe. Il comprend la vierge, l'épouse, la veuve, quel que soit le nom attaché à leur âge. Or l'espèce, étant subordonnée au genre qui la précède, comme le conséquent à l'antécédent, et la partie au tout, l'espèce, dis-je, est énoncée, signifiée dans ce qui la domine et l'embrasse. Ainsi, quand j'ai nommé le corps, je n'ai plus besoin d'énumérer les mains, les pieds, ni aucun autre membre. De même, si on parle du monde, on entend par là désigner le ciel et tout ce qu'il renferme, le soleil et la lune, les étoiles et les astres, la terre et la mer, enfin tous les éléments. C'est tout dire que d'indiquer ce qui compose le tout : ainsi, nommer la femme, c'est désigner le sexe entier ^ »

Je ne crois pas qu'il y ait lieu d'admirer beaucoup cette discussion technique, dont la solidité est loin de compenser la sécheresse; car, s'il y a des cas oii l'on peut désigner les espèces par un terme générique, il en est d'autres où il convient de les distinguer au moyen d'expressions plus spéciales. Les adversaires de Tertullien avaient une réponse toute prête: il leur suffisait de citer à leur tour les textes de l'Écriture dans lesquels le mot millier ne s'applique qu'aux femmes mariées. Mais laissons là cette partie peu remarquable du traité sur le Voile des vierges. Quand l'auteur aborde le côté moral de la que.stion. il retrouve cette onction évangé-

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