‹ TertullienChapitre 5 sur 237 · Ibid., VI · texte numérisé non relu

Ibid., VI

î. Ibid., V.

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la pénitence est de droit naturel, et Tauteur a raison de dire que Dieu la exigée dans tous les temps et dans tous les lieux * ; car il rassort de la nature luème des choses, que nul ne peut obtenir la rémission dune faute dont il ne se repent pas, et que ce repentir ne saurait être sincère sans le ferme propos de ne plus la commettre.

Après avoir défini la pénitence, non pas comme sacrement de la loi nouvelle, mais en tant que vertu nécessaire pour réconcilier l'homme avec Dieu dans toutes les conditions possibles, Tertullien s'attache à déterminer la notion du péché. A quelle espèce d'actes doit s'appliquer cette loi pénale que le pécheur est obligé d'exécuter contre lui-même? Telle est la question qu'il s'agissait de résoudre. Il faut se rappeler, Messieurs, que le paganisme avait prodigieusement altéré le sens moral. Comment l'idée du mal aurait-elle pu subsister nette et précise, alors que l'exemple des dieux semblait juslilier tous les vices ? Certes, il y avait loin de ces licences grossières aux délicatesses d'une conscience formée par le christianisme. Les uns s'imaginaient que le désordre des sens ne souille pas l'esprit ; les autres n'attachaient d'importance ({u'au fait extérieur, sans considérer ce qu'il pouvait y avoir de déréglé dans les mouvements de l'àme. En regard de ces appréciations erronées, Tertullien analyse la valeur morale de l'acte humain avec une grande sagacité. La chair et Tesprit, dit-il, bien qu'étant deux substances difierentes, ne forment pourtant qu'un seul et même être, auquel toutes nos actions sont également imputables : en d'autres termes, l'unité de la personne humaine implique la solidarité du corps et de l'àme dans le bien comme dans le mal. Par une raison seni-

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