‹ TertullienChapitre 63 sur 237 · De Baptismo, xvii · texte numérisé non relu

De Baptismo, xvii

Voici, par exemple, quelques lignes qui relèvent avea beaucoup de justesse l'inconvénient d'un partage là où l'unité d'un don réciproque serait évidemment ce qu'il y a de plus parfait :

« En pareil cas, la pudeur reçoit une double oHënse, parce que, dans un second mariage, deux épouses assiègent un même époux, l'une dans l'esprit, l'autre dans la chair. Tu ne pourras haïr ta première compagne, puisque, lui gardant une afifection plus sainte, comme à celle qui est déjà reçue auprès du Seigneur, tu pries pour son àme et que tu fais pour elle des oblations annuelles. Te présenteras-tu donc devant le Seigneur avec autant de femmes que tu en recommandes dans tes prières? otfriras-tu le sacrifice pour deux à" la fois? et cela par les mains d'un prêtre qui doit son ordination à la monogamie, ou même qui a été sanctifié par la virginité, et qu'entourent des vierges, ou des femmes qui n'ont été mariées qu'une fois ? Est-ce bien le front libre que tu feras monter ton sacrifice vers Dieu? oseras-tu, entre autres faveurs et bonnes dispositions, demander la chasteté pour toi et pour ton épouse * ? »

Il y a dans ces considérations, auxquelles vient se mêler ce grain d'ironie que TertuUien sème partout, une idée vraie, bien qu'il ne faille pas non plus l'exagérer, car enfin l'affection peut rester pure et sainte, tout en se dédoublant. Le prêtre de Carthage n'est pas moins heureux dans le choix de ses motifs, lorsqu'il invoque le témoignage de la conscience païenne, pour faire voir de quelle estime l'antiquité grecque ou latine entourait un veuvage respectable par sa persévérance dans le culte d'un premifr souvenir *. Mais il dépasse

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