‹ TertullienChapitre 7 sur 237 · Di' Pœnit., m · texte numérisé non relu

Di' Pœnit., m

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humbles de nos serviteurs d'aimer ce qui nous déplait. La ressemblance des sentiments est en effet la garantie de l'obéissance * . »

Nous iivons vu que, dans son traité du Baptême, le prêtre de Garthage, toujours porté à restreindre la liberté humaine, recommandait de n'administrer le sacrement qu'à des adultes déjà éprouvés par une longue fidélité à leurs devoirs. Peutêtre avait-on abusé de ces paroles pour les détourner de leur véritable sens. Parmi les catéchumènes, il s'en trouvait qui ne demandaient pas mieux que de reculer indéfiniment leur baptême, afin de se dispenser des obligations qui en seraient résultées pour eux et de pouvoir user d'une plus grande latitude dans leur conduite extérieure : ils profitaient de ce délai pour vivre à leur aise, dans l'espoir que l'eau de la régénération effacerait en un moment toutes les souillures de la vie passée, sans qu'il y eût nul besoin de se soumettre. à une discipline préalable. Gen'est pas ainsi que le rigide catéchiste entendait la question : s'il soutenait, et à tort, qu'on doit différer le baptême jusqu'après l'adolescence, c'était uniquement dans le but d'obtenir une préparation plus sérieuse. « Je suis bien éloigné, secrieTertullien,de vouloir amoindrir l'efficacité de ce bain de vie; mais le Seigneur n'accorde le pardon qu'à ceux que la pénitence en aura rendus dignes. Espérer la remise de la dette, sans rien faire pour l'acquitter, c'est tendre la main pour recevoir une marchandise dont on a refusé de payer le prix. Sans doute, il est facile de tromper le ministre préposé à l'administration du sacrement, mais Dieu veille sur son trésor et ne permet pas que des mains indignes s'en emparent malgré lui. Non, il n'y a pas deux

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