‹ TertullienChapitre 137 sur 561 · ApoL, 41 : Nihil nostra refert in hoc aevo · texte numérisé non relu

ApoL, 41 : Nihil nostra refert in hoc aevo

2. ApoL, 41 : TÎlqualis est (Deus) intérim, super omne hominum genus et indulgens et increpans.

3. Àpol., 41 : les maux du monde n'atteignent pas le chrétien; ils ne sont pour lui qu'un avertissement (admonitionem), alors qu'ils sont pour les païens un châtiment (castigationem) ; au reste, si les tidèles en sont atteints en quelque chose, ils le doivent aux mérites des païens (vestris id merilis deputatur). Les prophètes ont annoncé ces maux et les fidèles doivent se réjouir de les supporter, puisqu'ils voient dans l'accomplissement des prophéties une confirmation de leur foi. —Nous trouvons des idées analogues chezCyprien, Ad Demetriamnn, 18 : nullus his dolor est de incursatione malorum praesentium quibus fiducia est futurorum bonorum. — Clem. Alex., Strom., IV. 11, 78 et s. ; Orig., C. Celse, 1, 3; Lactance, Inst. div., V, 21, 7 et s. ; August., De civ. Dci, I, 10; I, II ; I, i3-, I, 29, développent plus ou moins longuement le même thème.— S. Pionius, apostrophé par un homme du peuple qui lui dit : tu quoque nobiscum inopiam pcrtulisti, lui répond : Ego cum spe quam in Domino habebam : Acta SS. Pionii, etc., X (Ruinart).

4. Théophile prétend même que la malice du monde l'aurait fait périr depuis longtemps s'il n'avait eu, pour le sauver, la loi de Dieu et les prophètes, d'où découlent la justice, la miséricorde et la vérité divine : Théoph., Ad Autol., II, 14 et Justin, // Apol., 7, affirment que si les chrétiens ne retenaient le bras de Dieu, le monde serait déjà plongé dans la confusion et la dissolution.

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