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6. Ap. Clem., Alex., Strom., IV, 12, 82 : iiivt' èpô) yàp [j.à)>Xov iî xaxov 16
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l6o CHAPITRE V
du péché; il est homme, c'est-à-dire naturellement impur et Dieu est juste '. » Il est vrai que Basilide appuyait sa thèse sur une doctrine préalable très commode ; les âmes avaient, selon lui, péché dans une vie antérieure et chacune d'elle recevait ici-bas le châtiment de ses fautes dans le corps qu'elle habitait ; aux âmes élues était réservé le martyre \ Cette théorie avait le mérite de la simplicité, mais elle supposait un postulat qu'on pouvait ne pas lui accorder et Clément lui-même le repoussait au nom de la foi. Que devient-elle, s'écriait-il, si le martyre n'est que le châtiment de fautes commises dans une vie antérieure? Que devient le mérite du confesseur ? Et, d'ailleurs, ne peut-on, comme on le désire, ou accepter le martyre ou le repousser en reniant le Christ " ?
Plus nous avançons vers Fépoque du triomphe, plus les chrétiens en viennent à considérer la persécution comme une épreuve ou comme un châtiment destiné à amollir la dureté de leur cœur * et elle fournit à l'Église un argument pour tenir les fidèles en haleine •\
Si nous descendons Jusqu'à Saint Augustin, nous rencontrons cette affirmation que les puissances païennes ont persécuté les chrétiens sans avoir aucune raison de le faire ^; c'est qu'à cette époque l'Église suffit à conduire ses ouailles ; elle n'a plus besoin d'être aidée malgré elle par l'effort aveugle du bras séculier. Telle était déjà l'opinion de Lactance, qui reporte la principale responsabilité de la persécution sur les démons : ce sont eux qui poussent les païens, parce qu'ils sont furieux d'être exorcisés par les chrétiens et contrariés dans le culte qu'ils se font rendre '. Au reste.
I. Strom., IV, 12, 83 : oixa'.ov Sa t6 ôsôv • xaôapôç yàp oOôcl;, u>z~za z\~é t'.;,
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